Villeneuve décide de livrer bataille.

A la suite de la bataille des quinze-vingt, Les gouvernements anglais et français avaient pris la décision de rappeler les deux chefs accusés de n'avoir pas fait leur devoir. Londres rappelle Calder au début d'Octobre. Villeneuve sait qu'il doit être remplacé par Rosily-Mesros. Ayant appris que Nelson a détaché 6 vaisseaux à Gibraltar, il prend la décision de sortir de Cadix et de livrer bataille si il le faut, malgré l’avis de nombre de ses officiers et de ses alliés espagnols.

 

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 On est le 19 octobre 1805. Les cloches des trente-trois vaisseaux de la flotte viennent de piquer 6 heure du matin. Le signal  " Appareillez sans autre signal " s’élève aux drisses du Bucentaure.

 

Avant la Bataille 

►A 7 h. A.M., la frégate britannique H.M.S. Sirius surveillant Cadix repère la flotte  Franco-espagnole quittant le port.  Elle envoie le signal n° 370, « les navires ennemis sont sous voiles ». Du fait du manque de vent et du peu d’expérience des marins, la journée du 19 octobre n’est pas suffisante pour la sortie des trente-trois vaisseaux de Villeneuve. Ce n’est que le lendemain, qu'il parvient à faire sortir du port tous ses vaisseaux. Il fait route vers le détroit de Gibraltar.

►Le 21 octobre au matin, Villeneuve réussit difficilement à former une ligne où chaque vaisseau suit son matelot d'avant.

►A 6 h. 30 m. A. M., Nelson fait le signal no. 13, "Préparez vous au combat". Villeneuve signale: "Ordre de bataille naturel, amures à tribord ". La brise est passée à l'ouest nord-ouest, et a encore faibli. Nelson a l'avantage du vent. Son escadre est formée en deux divisions qui doivent couper la ligne franco-espagnole, qui s'allonge sur six miles.

►A 7 h. 30 m. A. M., Villeneuve  fait virer lof pour lof,  de sorte que l'ordre de bataille est alors inversé.

 

► Le Contre-amiral Dumanoir à bord du 84 Formidable est à l'avant garde; Villeneuve toujours au centre et le Contre-amiral Magon à bord du 74 l'Algesiras à l'arrière garde. Le Duc de Gravina sur le Principe de Asturias de cent douze canons devient ainsi serre file. Les navires français mettront plus d'une heure à se remettre en ligne alors que les Anglais passent déjà à l’attaque. Une forte houle contribue au désordre dans la ligne de bataille alliée. Une dizaine de vaisseaux se laissent sous-venter.

 

► L’Amiral Dumanoir qui commande l’avant-garde va continuer sa route au Nord, laissant  les Anglais avec un avantage numérique de 27 contre 23.     

  

Les deux colonnes espacées d'un mille marin se dirigent d'ouest en est, perpendiculairement à la flotte franco-espagnol. Nelson au nord, piquant droit sur le Bucentaure de Villeneuve, et Collingwood, au sud sur le Santa Anna d'Alava. Les deux chefs de file anglais auront à subir le feu d'une demi-douzaine d'adversaires chacun. Mais si le vent est presque absent, la houle est forte et les pointeurs français et espagnols vont avoir encore plus de mal à tirer juste. 

11 h. 40 m. A.M., monte en tête du mat de perroquet du mat d’artimon le premier drapeau du célèbre message 

 "England expects that every man will do his duty " .

 

Le Victory envoie le signal "l'Angleterre attend que chacun fasse son devoir"